Le fonctionnement d'une société humaine repose sur sa consommation de matière et d'énergie. En physique ce constat est une évidence car, selon elle, l'énergie mesure la capacité d'un système à transformer la matière. Le rythme de ces transformations est fixé par le débit d'énergie, aussi nommé « puissance ».
Les activités humaines transformant de la matière en produits et en services, et chaque transformation requérant de l'énergie, il semble logique que la production économique, dont le rythme est mesuré par le produit intérieur brut (PIB) annuel, repose sur la puissance des machines du système productif. Une transformation particulière, la combustion, joua un rôle central dans l'évolution technique de l'humanité : grâce à une machine thermique, une partie de l'énergie chimique du combustible est convertie en travail mécanique.
Actuellement, 80 % de la puissance de nos machines, dix-huit mille milliards de watts à l'échelle mondiale, provient de combustibles fossiles non renouvelables, charbon, pétrole, gaz, dont l'abondance et le faible coût ont joué un rôle décisif dans la croissance économique de la seconde moitié du XXe siècle. Considérant les conséquences climatiques et environnementales désastreuses de l'usage de...
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