Le refus de l’agrément à des partis aura des «conséquences graves sur la situation politique» algérienne

Kamal Louadj. Sputnik France - Sputnik - 30/03
«Au vu des dispositions de la Constitution, le ministère de l’Intérieur n’a aucun droit de refuser l’agrément à des partis politiques», affirme le docteur Messaoud...

Jeudi 11 mars, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a signé un décret convoquant le corps électoral aux élections législatives anticipées du 12 juin. Depuis cette annonce via un communiqué de la présidence de la République, la scène politique algérienne connaît une effervescence avec la reprise des marches populaires hebdomadaires du Hirak en toile de fond, mouvement populaire du 22 février 2019 qui a mis fin à 20 ans de pouvoir de l’ex-Président déchu Abdelaziz Bouteflika.

En effet, des partis politiques qualifiés de «pro-pouvoir» par la rue - dont le FLN, le RND, le MSP et El Bina - ont annoncé leur participation à ces élections. A contrario, des partis «d’opposition», tels que le PT et le RCD, ont annoncé le boycott du rendez-vous électoral. D’autres partis, comme le FFS, Jil Jadid, le MDS ou l’UCP ne se sont pas encore prononcés.

Alors qu’un sérieux risque d’une abstention record plane sur ces élections à l’instar de ce qui s’est passé lors du référendum sur la nouvelle Constitution en décembre 2020 - 23,14% de participation -, le min...
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