L’événement aura marqué toute une génération : traumatisant pour la plupart, un bon souvenir pour quelques-uns qui ont su en profiter pour se reposer, repenser leur vie, et une communion dans un effort commun, teinté de soutien aux soignants. Le premier confinement, déclaré il y a tout juste cinq ans afin de limiter les dégâts du Covid-19 en France, alors que les hôpitaux étaient submergés dans l’Est et en Ile-de-France, restera quoi qu’il arrive dans les mémoires.
C’est aussi avec lui qu’a commencé la propagation de nombreuses fausses informations et théories du complot, alimentées par des réseaux cherchant à nuire aux institutions ou souhaitant profiter de la peur ambiante et du manque d’informations, et même par certains chercheurs, médecins ainsi que des politiques.
Les fake news les plus persistantes restent celles relatives aux vaccins anti-Covid, accusés d’inefficacité, d’être responsables d’une liste d’effets indésirables illimités, voire de perturber l’ADN humain. Après plus de 13 milliards de doses administrées dans le monde selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) - plus de 150 millions en France - et quatre années de recul, les systèmes de pharmacovigilance internationaux ont établi un profil de sécurité clair des différents vaccins anti-Covid. Ce sont même les médicaments les plus étudiés de l’histoire.
Comme l’indique la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT), les effets indésirables graves sont très rares. Les plus préoccupants sont l’allergie (anaphylaxie), la paralysie faciale périphérique, les troubles menstruels transitoires, ou encore les myocardites et péricardites, soit une inflammation ...
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