La folie des foilers : "Ils ont éclaté tous les records, tu ne peux pas te battre"

Eurosport - 08/03
C'est la grande leçon, ou la confirmation, de cette campagne 2024-2025 du Vendée Globe. Après deux éditions assez équilibrées, il n'y a "plus match".
"C'était joué d'avance", lâche à l'AFP Yannick Bestaven, vainqueur en 2021 à bord de l'Imoca Maître Coq IV, déjà équipé de foils, ces appendices latéraux en carbone qui élèvent la coque au dessus de l'eau pour faire filer le bateau à vive allure. L'année de sa victoire sur le Vendée Globe, les foilers avaient été un peu plus à la peine dans les mers du grand sud. Le doyen Jean Le Cam, dans un monocoque à dérives droites, avait longtemps tenu tête aux favoris, terminant à une belle quatrième place aux Sables-d'Olonne.
Mais en 2025, Benjamin Ferré, premier à passer la ligne à bord d'un bateau sans foil, est arrivé en seizième position... vingt jours après le vainqueur Charlie Dalin et son bateau volant. "De course en course, on a appris à utiliser ces bateaux presque à 100% de leur potentiel. On a prouvé qu'on arrivait à tenir des cadences élevées longtemps. Pour gagner le Vendée, il faut un foiler aujourd'hui", affirme sans hésiter Bestaven.
Cette année, Dalin a mis 64 jours et 19 heures pour terminer son tour du monde, soit neuf jours de moins que le temps de référence précédent, établi par Le Cléac'h en 2017 lors de la première victoire d'un foiler sur un Vendée Globe. "Depuis, on est passé des petits aux grands foils et les bateaux ont tous beaucoup gagné en fiabilité. On sait naviguer vite dans toutes les conditions de mer. Le comportement de ces bateaux a été dompté", savoure le Normand.
Vendée Globe

"Je vais pleurer toute la journée" : Van Weynbergh, le dernier concurrent, est arrivé

i...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...