Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°937, daté mars 2025.
"Certaines personnes ont la peau noire, d'autres la peau métissée, moi j'ai les deux. C'est avec un courage inédit que la mannequin canadienne Winnie Harlow lutte pour l'intégration des patients atteints de vitiligo. Cette maladie auto-immune dermatologique définie par des taches de dépigmentation de la peau (et parfois aussi des poils) n'est pourtant pas rare puisqu'elle concerne 1 à 2 % de la population générale. Mais elle demeure stigmatisante.
"Si la maladie n'engage pas le pronostic vital, elle n'en reste pas moins lourde de conséquences sur la qualité de vie de celles et ceux qui en souffrent ", rappelait en juin 2024 dans une tribune l'Association française du vitiligo. "En Inde, il s'agit d'un obstacle quasi absolu au mariage et, dans certains pays du Moyen-Orient, parfois, d'une cause de répudiation ", précise le Pr Thierry Passeron, chef de service de dermatologie au CHU de Nice, l'un des trois centres experts en France avec Bordeaux et Créteil.
Mais, bonne nouvelle, dans cette affection complexe à la croisée de la génétique et de l'environnement, les connaissances ont récemment...
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