Un chevreuil aura eu raison de la ponctualité de son TGV entre Lorient et Paris mais pas de son enthousiasme. Mardi, Violette Dorange (23 ans) est revenue à L'Équipe, plus en novice chaperonnée par Jean Le Cam pour un entretien croisé avant le départ du Vendée Globe, le 10 novembre dernier, mais en révélation, populaire et médiatique, de la dixième édition, qu'elle a terminée, le 9 février, 25e sur 40 partants (en 90 jours 22 heures). Toujours aussi fraîche et authentique mais pas dénuée de raisonnement, cartésienne, étudiante en école d'ingénieurs qu'elle est.
Pendant plus d'une heure, la navigatrice a répondu au flot de questions de dix abonnés de L'Équipe. Dont celle de Michel évoquant sa petite fille de 7 ans aussi fan que lui et demandant à Violette si elle mesure cette dimension intergénérationnelle. « C'est ce qui me touche le plus. Je trouve ça beau car chacun voit quelque chose à travers le Vendée Globe. »
Que faire de cet impact positif ? « Tout l'objectif du projet DeVenir était de porter la voile à la jeunesse. La jeunesse en difficulté en particulier, avec la fondation Apprentis d'Auteuil. Prouver qu'aujourd'hui, dans la société qui peut être parfois stressante, des jeunes se donnent, sont déterminés et arrivent à s'en sortir alors qu'ils sont passés par des situations hyper difficiles. »
Loïc rebondit sur son statut de benjamine. « Quand vous êtes-vous dit : je suis certaine d'être capable de le faire ? »« Déjà, il faut être un petit peu naïve. C'est bien d'être un peu insouciante. Si j'avais su, avant de lancer le projet, la montagne à gravir, rien que dans la recherche de financement... Très stressant, vraiment très dur&nbs...
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