Quand la joaillerie prend la nature pour motif

Constance Assor - LePoint - 02/03
Les maisons de la place Vendôme ont présenté en janvier, à Paris, leurs dernières créations aux inspirations végétales pimentées de faune poétique.

La célébration du centenaire de l'Art déco n'aura pas lieu. L'apologie de l'avant-garde, le culte de la vitesse et la célébration du modernisme, qui avaient engendré tant de bijoux géométriques et abstraits, présentés au Grand Palais durant l'exposition des arts décoratifs en 1925, ne se sont pas réverbérés dans les collections de haute joaillerie présentées à Paris. Les maisons de la place Vendôme ont puisé leur inspiration dans une autre exposition, un peu oubliée : celle des arts et techniques appliqués à la vie moderne.

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Rappelons que cette manifestation, qui s'était dressée sur le quai d'Orsay en 1937, avait marqué le retour à l'opulence joaillière grâce à l'union entre stylisation florale et innovation dans l'art de monter les pierres.

La profusion de bijoux transformables, la présence de traînes de corsage tout comme le traitement naturaliste des gouachés (caractéristiques des arts décoratifs du règne de Louis XV) s'inscrivaient clairement dans l'héritage de la joaillerie des XVIIIe et XIXe siècles. « Les plumes, les fleurs, les oiseaux sont partout », constatait la critique.

En 2025, cet attrait renouvelé pour les courbes organiques a une particularité : il met en lumière une aptitude à l'indocilité, à l'inventivité et à la prodigalité. Aux bo...
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