De là où je suis debout, apparemment dans une galerie ensoleillée surplombant une salle d'audience dans l'ancien Bailey, il n'y a pas de mal à se tromper sur la femme blonde dans le quai. Vêtu d'un beau costume noir, ses cheveux platine impeccablement fixés, Ruth Ellis, 28 ans, semble tout aussi glamour que les journalistes qui signalaient que son cas nous avait amenés à nous attendre. Seule l'emprise à pointe blanche de ses mains sur le quai en bois trahit sa tourmente intérieure, alors qu'elle envisage la dernière question qui lui était posée par l'accusation: qu'avait-elle l'intention de faire lorsqu'elle a tiré sur son amant, David Blakely, le 10 avril 1955?
Elle répond, d'une voix claire avec la franchise: "Il est évident que lorsque je lui ai tiré sur, j'avais l'intention de le tuer." Un frisson de choc ondule autour de la cour. En seulement 13 mots, Ruth Ellis a veillé à ce que son nom soit bientôt entré dans le livre des comptes du hangman Albert Pierrepoint. "C'est ça, tout le monde!" La voix du réalisateur Lee Haven Jones met fin au tournage. Comme un hypnotiseur de scène ramenant un volontaire à la réalité, son appel renvoie tout le monde au présent.
Nous avons 70 ans trop tard pour anticiper que le procès de Ruth Ellis pourrait de manière réaliste. Mais tel est la puissance écrasante de cette adaptation de mon livre, A Fine Day for a Sanging: The Real Ruth Ellis Story (maintenant intitulé un amour cruel), qu'en tournant ces scènes, je me sentais étrangement optimiste qu'elle éviterait en quelque sorte son destin en tant que der...
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