La politique transactionnelle de Trump face à la morale kantienne

Francis Proulx - Le Devoir - 01/03
La deuxième présidence de Trump ne pourra qu’être marquée, dans le meilleur des cas, par son caractère amoral.

Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant.

La probité morale des politiciens dans leurs actions, voilà ce que les citoyens sont en droit d’exiger de la part de ceux qu’ils ont élus pour les gouverner. Lorsqu’une représentante, un sénateur, une ministre ou un président est investi par les électeurs de cette extraordinaire puissance d’agir qu’est le pouvoir public, c’est souvent parce que ceux-ci ont cru percevoir en lui ou en elle, à tort ou à raison, certaines vertus morales. Ils se disent à eux-mêmes : cette personne, du fait de ses qualités morales, mérite, plus que tel ou tel autre candidat, de nous représenter et de nous diriger.

Si les Américains ont élu Donald Trump le 5 novembre 2024, c’est sans doute, à en croire certains sondages, parce qu’une majorité d’entre eux ont cru remarquer en lui, et dans ses actions, certaines qualités morales exceptionnelles : le courage, la vigilance, la bienveillance, l’audace, etc. Cependant, comme nous en a ...
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