Ukraine, Trump, Michel Blanc et mini-César... Les temps forts d’une cérémonie des César très politique

Jean-Baptiste Garat - LE FIGARO - 01/03
De Catherine Deneuve à Costa-Gavras, sur la scène de l’Olympia vendredi soir, le ton était souvent très sérieux et les prises de paroles inscrites dans l’actualité.

La 50e cérémonie des Césars était une fête du cinéma, avec un palmarès plein de surprise et le sacre d’un film, Emilia Pérez, qui est un plaidoyer en soi. Plus que les années précédentes encore, les discours sur scène ont été empreints de gravité, abordant les très nombreux sujets d’une actualité assez peu heureuse.

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Catherine Deneuve dédie la cérémonie à l’Ukraine

Catherine Deneuve arbore une broche aux couleurs de l’Ukraine lors de la 50e cérémonie des César. BERTRAND GUAY / AFP

Une large broche aux couleurs de l’Ukraine, quelques heures après la brouille entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Catherine Deneuve a ouvert la cérémonie en lançant un simple « Bon anniversaire ». « C’est un hommage et aussi un devoir d’être ici ce soir », explique celle qui a longtemps boudé la cérémonie. L’actrice évoque ses souvenirs, rend hommage à sa sœur Françoise Dorléac qui lui a mis le pied à l’étrier. À François Truffaut à qui elle doit son César en 1981 pour Le Denier Métro. À Georges Cravenne, le créateur de la cérémonie. « J’aime beaucoup le cinéma, il y a beaucoup de femmes à la mise en scène aujourd’hui. Des femmes que j’aime et j’admire », lance-t-elle encore avant de dédier la 50e cérémonie à l’Ukraine sous les applaudissements.

Abou Sangaré : « Avant de traverser la Méditerranée, j’ai connu la misère »

Abou Sangaré a reçu le César de la révélation masculine pour L’Histoire de Souleymane. BERTRAND GUAY / AFP

Le comédien guinéen de 23 ans sans papier avait déjà remporté le prix du meilleur acteur aux Oscars du cinéma européen. Celui qui travaille actuellement dans un garage de Picardie a reçu le prestigieux César de la révélation masculine pour L’Histoire de Souleymane. « Merci à l’Académie pour cette magnifique organisation. Je veux d’abord m’adresser à mon réalisateur Boris Lojkine. De 2017 à 2023, je ne me suis pas considéré comme un être humain. Avant de traverser la Méditerranée, j’ai connu la misère, le bon et le plus mauvais de l’humanité. J’étais dans une prison [de l’âme] jusqu’à ma rencontre avec Boris et son équipe. Merci à vous de m’avoir réintégré à l’humanité », a salué le lauréat sous les applaudissements. Il était encore sous le coup d’une OQTF jusqu’en début d’année. « Je salue mes amis d’Amiens qui me soutiennent depuis 2017 et mon entreprise qui m’a encouragé. Sans eux, je ne serais pas resté à Amiens et je ne serais pas là aujourd’hui », poursuit-il sur la musique qui le presse de conclure.

Le discours de Jonathan Glazer sur Gaza et Israël

Jonathan Glazer, lauréat du César du Meilleur film ét...
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