Le 14 mars dernier, une équipe de 15 personnes, dont Christian Clot initiateur du projet et leader de l'expédition, s'est lancée dans une aventure scientifique et humaine hors du commun. Et hors du temps surtout. 40 jours à passer dans une grotte, totalement isolés du monde extérieur. En attendant de savoir comment le groupe a pu s'organiser et vivre sans le moindre repère temporel, Jérémy Roumian, directeur des opérations à l'institut de recherche Human Adaptation, partage avec nous, depuis l'entrée de la grotte de Lombrives (Ariège) où il veille, les enjeux de l'expédition.
Vous aimez nos Actualités ?Inscrivez-vous à la lettre d'information La quotidienne pour recevoir nos toutes dernières Actualités une fois par jour.Depuis quelques jours, la situation épidémique de notre pays se dégrade à nouveau. Et alors que nous craignons tous que nous soit imposé un nouveau confinement, eux ont choisi de se confiner -- alors même qu'ils ont été testés négatifs. Pendant 40 jours. Au fond d'une grotte. Froide et humide. Eux, ce sont les 15 participants à l'expédition scientifique et humaine Deep Time. « Sept femmes et sept hommes âgés de 27 à 50 ans. Conduits par Christian Clot, l'initiateur du projet et leader de l'expédition », nous précise Jérémy Roumian, directeur des opérations à l'institut de recherche Human Adaptation.
Depuis deux semaines, lui-même campe avec une équipe de bénévoles à l'extérieur de la grotte de Lombrives (Ariège), l'une des plus vastes grottes d'Europe. Pour veiller sur le groupe. En toute discrétion. Car, au-delà du fait que le groupe est totalement privé de lumière du jour et d'informations de date et d'heure, « le protocole exige que le lien avec l'extérieur soit totalement coupé ». C'est indispensable si les chercheurs associés à la mission veulent pouvoir en tirer des conclu...
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