Six ans après Tout ce qu'il me reste de la révolution, Judith Davis signe une nouvelle comédie "engagée, en colère, mais pas cynique."
"Jeanne quitte quelques jours le stress de la vie urbaine pour aller voir sa grande amie Elisa, récemment installée à la campagne. Au cœur des bois voisins, un château abandonné devenu tiers-lieu, foisonne d’initiatives collectives. Elisa aimerait s'y investir, mais entre biberons et couches lavables, elle n'en a pas le temps. Jeanne, en militante des villes, n'y voit aucun intérêt. Quant à Amaury, promoteur en hôtellerie de luxe, le château, lui, il veut l'acheter. Tous trois convergent malgré eux vers ce lieu d’entraide et de subversion... Mais combien de temps cet asile d’aujourd’hui pourra-t-il résister à ce monde de fou ?"
Cette semaine, la comédienne Judith Davis (Jacquou le Croquant) revient sur grand écran avec sa deuxième réalisation, Bonjour l'asile. Une comédie dans la veine de son premier long, Tout ce qu'il me reste de la révolution, qui multiplie les interrogations sociales. Et qui est portée par les mêmes comédiens fidèles : Claire Dumas, Maxence Tual, Nadir Legrand, Simon Bakhouche...
Pourquoi a-t-il fallu patienter six ans pour qu'elle revienne avec une nouvelle mise en scène pour le cinéma, tout aussi engagée et mélangeant les genres que sa première réussite ? Quand on l'a rencontrée au festival de Sarlat, c'est la question qui nous brûlait les lèvres.
Première : Votre premier film avait reçu un accueil chaleureux en 2019. Pourquoi avoir mis si longtemps à tourner celui-ci ?
Judith Davis : Parce que... la vie ? (rires) Il y a plusieurs raisons, en fait. J'ai eu un enfant, déjà, et sur le plan professionnel, quand je ne suis pas en train de faire des films, j'écris des spectacles ou je suis en tournée avec mon collectif. Ma vie se divise comme ça depuis des années. Et puis, il faut du temps pour écrire un film. C'était important pour moi de continuer sur ces deux facettes de ma vie professionnelle, car elles sont très complémentaires. Le cinéma et le théâtre, ce sont des langages très différents. Le second, c'est une activité ...
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