Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°936, daté février 2025.
À une demi-heure de route de la ville de Xi'an, ancienne capitale de la Chine impériale, les vergers défilent sur les côtés. Des bus déversent inlassablement leur cohorte de visiteurs devant l'entrée du site archéologique de l'"armée de terre cuite" et ses milliers de guerriers figés. À environ un kilomètre de là, au cœur du mausolée de Qin Shi Huang (premier empereur de la Chine, 259-210 avant J.-C.), les archéologues chinois ont extrait un cercueil scellé de 16 tonnes.
La tombe qui l'abritait fait partie d'un ensemble de neuf chambres funéraires, localisées au pied de la sépulture de l'empereur. Jusque-là, les autorités chinoises avaient interdit l'accès à ces tombes, préférant les léguer intactes aux générations futures. Mais ces dernières années, des pluies diluviennes ont menacé d'endommager l'un des caveaux, qui a finalement été ouvert. Les chercheurs y ont trouvé des arbalètes, épées, armures et autres pièces en jade et petites figurines - dont un chameau en or -, ainsi qu'environ 6000 pièces de monnaie en bronze. Un trésor digne d'un haut dignitaire.
Crédit : BRUNO BOURGEOIS
La position de la tombe à proximité du tumulus impérial indique qu'il s'agit d'un proche de Qin Shi Huang. L'analyse de fragments de crâne, d'os du fémur et d'une dent a démontré au début des années 2020 que le squelette est celui d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, en bon état de santé. Ce faisceau d'indices sembl...
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