Notre tâche était assez simple : trouver la façon la plus économique de cuire des pâtes et en révéler les procédés scientifiques sous-jacents.
Pour cela, nous avons dû tenir compte de l’avis du lauréat du prix Nobel de physique 2021, et de ceux de chefs étoilés. Précisons que nous ne disposions que de quelques éléments (une casserole, de l’eau et des pâtes), mais pour lesquels il existe une grande variété de choix. Les seuls autres paramètres modulables étaient la chaleur et le temps. Tout cela dans le but de démontrer comment la science peut être utilisée dans notre quotidien, tout en essayant de réduire les coûts et l'empreinte écologique.
Comme souvent dans un contexte de recherches scientifiques, l’origine de ce projet n’avait initialement rien à voir puisque tout est parti d’un sphinx colibri qui utilisait sa fine trompe pour se nourrir. Une observation qui a réveillé en moi le physicien fasciné par ce qui est mou et fluide et m’a fait réfléchir à la manière dont ce papillon pouvait bien aspirer du nectar visqueux à travers ce tube flexible.
J’ai donc demandé à deux étudiants, Mia London et Ross Broadhurst, de résoudre le problème en utilisant des composants simples. Leur choix s’est porté sur de longues pâtes creuses, les bucatini, dont ils ont astucieusement contrôlé la rigidité par le temps de cuisson. Une opération couronnée de succès puisqu’ils sont en effet parvenus à reproduire les conditions d’une trompe en train d’aspirer de la nourriture. Voilà, fin de l’histoire. Enfin, c’est ce que nous croyions...
Quelques moi...
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