« Caprice », « fait du prince » , « copinage malsain » : Richard Ferrand chahuté mais élu

Sébastien Schneegans - LePoint - 19/02
Au terme d’un grand oral devant les commissions des Lois des deux assemblées, la nomination de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel a été approuvée à une voix près.

C'est peu dire que la parole de Richard Ferrand était attendue. Depuis qu'Emmanuel Macron a officialisé, dans un communiqué publié le 10 février, son choix de nommer ce Marcheur de la première heure au Conseil constitutionnel, l'ensemble de la classe politique s'agite et s'interroge. Ce choix est-il opportun ? Ce fidèle parmi les fidèles du président de la République peut-il être indépendant et impartial ? L'ancien président de l'Assemblée nationale est-il en mesure de respecter ce « devoir d'ingratitude » dont parlait Robert Badinter, désigné en 1986 par François Mitterrand pour siéger parmi les Sages de la rue de Montpensier ? Ne manque-t-il pas de compétences juridiques pour prétendre présider une telle institution ?

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