Au procès Nemmouche, les ex-otages de l'Etat islamique commencent à raconter 10 mois d'enfer

France Guyane - 19/02
Juin 2013, nord de la Syrie. La voiture des journalistes Edouard Elias et Didier François est arrêtée. «Cagoule sur la tête, mains dans le dos, on nous embarque dans une camionnette», raconte le premier ex-otage mercredi à la barre. «Je vois les mains de Didier trembler et je me dis que ça pue».

Edouard Elias est photographe, il a 33 ans. Il en avait 22 en 2013 quand il a été enlevé par le groupe jihadiste naissant Etat islamique, raconte-t-il devant la cour d'assises spéciale de Paris.

La camionnette s'arrête. "A genoux, +Allah Akbar+, la kalachnikov sur la tête, clac. Premier simulacre d'exécution, ça fait bizarre", mais "on s'habitue", précisera-t-il plus tard.

Arrivés dans leur premier lieu de détention, ils sont attachés dans des pièces séparées à un radiateur pendant quatre...
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