« Trempez-les dans l’huile, trempez-les dans l’eau… ». Il était une fois d’ingénieux malfaiteurs qui, comme pour parodier la célèbre comptine de la souris verte, avaient pris l’habitude d’appliquer la même recette de badigeonnage aux billets de banque.
La technique était jusqu’alors inédite en matière de cambriolages. Elle avait pour objectif de garder le butin le plus intact et le plus réutilisable possible après avoir empêché l’encre violette (dispositif antivol) de se répandre dans les mallettes sécurisées dédiées au transport de fonds.
Cette démarche valut à ces drôles de braqueurs le surnom de « gang des souris vertes ». Quant à la tenue vestimentaire un temps utilisée, elle leur valut l’appellation de « gang des mécanos ».
Pourtant, lors de son premier fait d’armes, l’équipée use d’un mode opératoire qui ne fait pas franchement dans la dentelle… Cela se passe à Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales. En ce matin du 11 septembre 2001, vers 9h30, alors que le monde aura bientôt les yeux rivés sur les attentats qui frappent New-York, elle déboule dans le centre de comptage de la Banque Populaire des Pyrénées à l’aide d’un bulldozer…
L’engin de chantier, volé dans la région lyonnaise, avait été transporté sur un camion-plateau, un tracteur routier Mercedes ...
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