À Tottenham, un vent de rébellion qui monte, qui monte

Eurosport - 16/02
Les supporters de Tottenham, 14ème de la Premier League, se préparent à ce qui devrait être la plus grande manifestation de protestation de l'histoire du club.
Ce n'est pas à Ange Postecoglou que les supporters de Tottenham s'en sont pris tout au long de la défaite 1-2 des Spurs en FA Cup à Villa Park dimanche dernier. C'est à leur président Daniel Levy, peut-être le dirigeant actuel d'un club de Premier League le plus honni par ses propres fans, encore que Sir Jim Ratcliffe lui fasse une concurrence de plus en plus sérieuse à Manchester United.
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Le refrain tenait en deux mots, "Levy out!", comme si ces supporters en colère avaient perdu la patience nécessaire pour en ajouter quelques autres - pas de ceux qu'on utiliserait devant les enfants. C'était plus que de la frustration ou de la colère. C'était aussi l'expression d'une impuissance, car si la vox populi parvient parfois à se débarrasser d'un entraîneur, d'un dirigeant ou d'un propriétaire, presque jamais. Ce n'est pas cela qui va la calmer.
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Il n'y a pas que les résultats qui expliquent cette hostilité, même si, récemment, ils ont été catastrophiques. Six défaites et un nul dans les sept matches de championnat joués entre le 22 décembre et le 26 janvier. Sept points sur trente-sept possibles depuis l'incroyable victoire 4-0 du 23 novembre à Manchester City. Bye-bye Coupe de la League, bye-bye la FA Cup. Il n'y a qu'en Europa League que les choses vont bien, avec une place assurée pour les huitièmes de finale suite aux victoires sur Hoffenheim et Elfsborg.

Postecoglou est victime, pas coupable

Pour un club comme Tottenham, finaliste de la Ligue des Champions en 2019 - comme cela semble loin aujourd'hui -, à la recherche d'un trophée depuis 2008, cela ne peut suffire ; mais cela n'explique pas comment ces fans ont pu se retourner contre un homme qui avait 8 ans lorsqu'il assista au premier match de ses Spurs bien-aimés, autrement dit : qui était l'un d'entre eux.
D'ordinaire, quand les choses vont mal pour une équipe, c'est son entraîneur qui fait office de paratonnerre, mais pas cette fois. Ange Postecoglou n'a pas été complètement épargné, mai...
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