Un concert de Blur affiche complet en deux minutes. La tournée de The Cure bat tous les records. Grimace, la star de McDonald, fait son grand retour aux États-Unis. Des milliers de personnes se ruent pour voir Mission Impossible. En quelle année sommes-nous ? Non pas en 2000 mais bien en 2023. Sommes-nous à court d’idées ? Ou préférons-nous rabâcher et revisiter ce que l’on connaît, et qui nous plaît ?
La nostalgie, soit l’expérience de se remémorer tendrement son passé et de le regretter, sature la culture actuelle, en particulier le grand écran et la télévision. Entre Barbie, Indiana Jones, And Just Like That, Top Gun et Les Tortues Ninja, les producteurs ont misé gros sur la nostalgie. Et jusqu’ici, cette stratégie semble porter ses fruits : Barbie a par exemple réalisé le meilleur démarrage au box-office de l’année.
Pourquoi tombons-nous aussi facilement dans le piège de la nostalgie ?
À première vue, la réponse paraît simple : le fait d’évoquer ces agréables souvenirs vaporeux nous fait nous sentir bien. Mais les choses sont plus compliquées que ça.
« Consommer quoi que ce soit de nostalgique est un moyen de réfléchir à qui nous sommes et nous aide à donner du sens à notre vie », explique Krystine Batcho, professeur de psychologie au LeMoyne College et chercheuse r...
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