S’il y a bien une chose qu’on ne sait plus faire chez Alfa Romeo depuis l’Alfetta de 1972, c’est remplacer une auto à succès par une autre auto à succès. La 147 s’est très bien vendue, mais voilà, sa remplaçante a trop tardé à arriver pour s’appuyer sur un large réservoir de clients qui lui aurait permis de bien se lancer.
Apparue en 2010, soit dix ans après la 147 à laquelle elle succède, ce qui est colossal en cette période, la Giulietta ne manque pourtant pas d’arguments. Si sa plate-forme dite C-Evo est une évolution profonde de celle de la Fiat Bravo 2, elle-même dérivant de la Stilo, la Giulietta bénéficie de trains roulants raffinés.
Lancée au salon de Genève 2010, l'Alfa Romeo Giulietta devait initialement s'appeler Milano. Une dénomination qu'elle n'a pu conserver pour des raisons politiques, un peu comme la Junior qui, elle aussi, devait arborer le badge Milano...Partiellement fabriqués en aluminium, ils comportent à l’arrière un essieu multibras, l’avant se contentant de jambes de force sans triangulation supérieure, au contraire de ce qu’on trouve sur la 147. Mais la direction à crémaillère comporte deux pignons, pour deux démultiplications (en fonction de l’usage) : sérieux.
Le tout s’habille d’une carrosserie séduisante, due au Centro Stile FCA, dirigé par Lorenzo Ramaciotti. Elle actualise habilement les éléments de style maison, comme la calandre verticale, les poignées de porte arrière dissimulées dans le montant ou encore les feux de poupe horizontaux.
La poupe de l'Alfa Romeo Giulietta, ici en 2010, s'orne de large feux horizontaux, inhabituels dans la catégorie.La belle utilise pour la 3e fois un nom bien connu des amateurs de la marque, utilisé d’abord en 1954 puis en 1977...
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