Euronews : Toute l'année 2024 a été caractérisée par la menace d'un conflit nucléaire entre l'OTAN et la Russie, les dépenses mondiales en armes nucléaires ayant augmenté de 13 % pour atteindre le chiffre record de 91,4 milliards de dollars en 2023. Le dialogue bilatéral entre les États-Unis et la Russie sur la stabilité stratégique a été suspendu depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Mais Dmitry Peskov a récemment déclaré que Moscou était prête à reprendre les négociations sous certaines conditions. Que pensez-vous de la réalité d'une telle perspective ?
Harald Kuyat :Je suppose que votre question fait référence au traité NEWSSTART entre les États-Unis et la Russie. Ce traité limite le nombre d'ogives nucléaires et de vecteurs pour les armes nucléaires stratégiques intercontinentales. Il est le dernier d'une série d'accords de ce type depuis 1972. Il est entré en vigueur le 5 février 2011 pour une durée initiale de dix ans. En 2021, il a été prolongé de cinq ans par les deux parties. En 2022, la Russie a suspendu sa participation au traité, sans pour autant s'en retirer, et Moscou a ensuite rompu les négociations en vue d'une nouvelle prorogation de l'accord
La déclaration de Monsieur Peskov selon laquelle la Russie est prête à reprendre les négociations montre que la Russie, comme les États-Unis, souhaite mener à bien les négociations, qui expirent le 5 février 2026. Apparemment, malgré certains défis encore à surmonter, les deux parties souhaitent maintenir un équilibre stratégique intercontinental stable et limiter les énormes dépenses financières consacrées à cette catégorie d'armes. Le président Trump a déjà tenté en vain d'inclure la Chine dans les négociations en tant q...
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