Rukaya al-Zubaidi, 22 ans, pose avec précaution un pied sur son skateboard et cherche son équilibre, au milieu d’une foule de patineurs qui s’élancent sur la piste, la première ouverte à Bagdad. « C’est seulement la deuxième fois que je patine, mais je veux continuer, surtout maintenant que nous avons un espace consacré à cela », se réjouit la jeune femme en pullover rose, pendant que les rires des patineurs se mêlent à une forte musique d’ambiance.
Après une première piste à Souleimaniyeh, dans le nord de l’Irak, celle de Bagdad vient d’ouvrir au ministère des Sports, dans la banlieue de la capitale, après cinq ans de négociations entre les autorités et trois associations, italienne, irakienne et belge, qui ont porté le projet.
Pour les jeunes, ces pistes offrent une bouffée d’oxygène dans un pays qui a vécu des décennies de conflits, à l’écart du regard souvent inquisiteur de la société conservatrice irakienne.
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Rukaya al-Zubaidi observe les patineurs, professionnels ou amateurs, sur leurs planches colorées. « Quand mes amis m’ont parlé de faire du skateboa...
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