Neyou : "Amorim me disait que j'étais un crack"

Eurosport - 04/02
Yvan Neyou s'est confié sans langue de bois à Eurosport avant la réception du Real Madrid mercredi en Coupe du Roi.
Yvan Neyou, outre la défaite contre le Rayo Vallecano (0-1) vendredi dernier, Leganés vient de battre le Barça (1-0), l'Atlético de Madrid (1-0) et a obtenu un bon point à Bilbao (0-0). Comment vous sentez-vous au sein de ce collectif ?
Yvan Neyou. : Franchement, ça va. Je suis dans une bonne dynamique sur les plans collectif et personnel. L'objectif final reste le maintien. Si on y arrive, on fera la fête (sourire).
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"Je me suis souvent identifié à Andres Iniesta car j'aime la beauté du jeu"

Revenons en arrière. À quel âge avez-vous eu cette envie de devenir joueur de football professionnel ?
Y.N. : Quand je suis arrivé à l'INF Clairefontaine. Après, le virus du football, je l'ai attrapé très tôt. A la base, j'étais assez doué et j'ai baigné dedans avec toute ma famille. Mon père aimait regarder les matches du Cameroun à l'époque. Personnellement, mon premier souvenir de football date de mes années en maternelle. Ensuite, j'ai suivi les matches de plus près et beaucoup de joueurs m'ont fait rêver. Je me suis souvent identifié à Andres Iniesta car j'aime la beauté du jeu. Lui, c'était le football à l'état pur.
Vous êtes né à Douala (Cameroun) en janvier 1997. À quel âge êtes-vous arrivé en France ?
Y.N. : A huit mois. En fait, ma mère vivait déjà en France, à Brunoy (Essonne), avant que je naisse. Avant la naissance, je ne sais pas pourquoi, mais mes parents sont allés au Cameroun. Je suis né prématurément, un mois ou un mois et demi avant le terme.
A quel moment avez-vous intégré l'INF Clairefontaine ?
Y.N. : J'étais en quatrième, je devais avoir douze ans. Avant d'intégrer l'INF Clairefontaine, il y a trois tours départementaux à passer. Moi, à l'époque, j'évoluais au CFFP (Centre formation foot Paris), un club basé à Orly. Ensuite, arrivent deux ou trois tests régionaux puis un stage final avec 40 joueurs. À la fin, il reste 24 éléments. À l'époque, je ne regardais pas vraiment la concurrence. J'étais dans le jeu et le plaisir. J'avais faim de foot. Clairefontaine, j'en garde des souvenirs exceptionnels. Je m'entendais très bien avec mes coéquipiers. Qui était le plus fort à l'époque ? Allan Saint-Maximin. Il était déjà sponsorisé par Adidas et avait signé à Saint-Étienne. Il était trop fort et savait déjà tout faire.

Yvan Neyou devant Antoine Griezmann lors du match Atlético Madrid-Leganés.

Crédit: Getty Images

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre le centre de formation d'Auxerre après l'INF Clairefontaine ?
Y.N. : En fait, j'ai signé à Auxerre avant d'aller à Clairefontaine. J'ai fait des tests avec l'AJA et ils ont voulu m'engager car ils ont bien aimé ce que je proposais sur le terrain. A l'époque, Auxerre jouait la Ligue des champions. C'était le grand Auxerre. Donc j'ai signé, mais j'ai effectué ma pré-formation à l'INF. Avec l'AJA, je n'ai pas percé parce que je n'avais pas le gabarit apprécié par le club. Malheureusement, ça ne s'est pas bien passé. Un jour, il y a eu une réunion. Personnellement, je savais que mon sort était scellé. Là, un coac...
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