Peut-on vacciner les plantes contre des virus, comme pour les humains ?

LePoint - 04/02
En complément des méthodes de biocontrôle, on accélère la recherche pour diminuer l’utilisation de pesticides dans la lutte contre les maladies qui déciment les cultures.

Dans ses serres du domaine expérimental de l'Inrae à Colmar, l'équipe du projet de recherche Vaccivine a, ces sept dernières années, travaillé sur le court-noué, maladie de dépérissement de la vigne, qui touche plus de 60 % de la surface viticole française. La principale cause est un virus, le GFLV (grapevine fanleaf virus), transmis de vigne à vigne par un nématode, ver de trois millimètres qui infecte les racines quand il se nourrit. Résultat : des vignes aux feuilles jaunies, aux feuilles ou rameaux déformés, et aux grappes plus lâches, causant jusqu'à 100 % de perte de rendement avec arrachage prématuré de parcelles.

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À l'Inrae, les chercheurs évaluent le niveau de protection contre la surinfection dans 200 vignes en pot en s'appuyant sur le principe de prémunition (cross-protection en anglais). « C'est un processus grâce auquel un virus atténué ou hypoagressif va protéger la plante contre un virus plus dangereux », explique Olivier Lemaire, directeur de recherche dans l'unité de recherche Santé de la vigne et qualité du vin de l'Inrae Colmar.

C'est l'américain McKinney qui est le premier à avoir utilisé, ave...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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