Renouer avec les fastes de l’Empire, naviguer seuls et sans entraves sur les mers du Globe, stopper net l’immigration et les prétentions de Bruxelles. On se souvient du séduisant attirail argumentaire des défenseurs du Brexit, en 2016, lors de la campagne du référendum.
La victoire des souverainistes reposait à la fois sur leur habileté durant la campagne, et les circonstances. Ils bénéficiaient d’un terrain fertile, l’euroscepticisme britannique. Ils profitaient de la mauvaise passe du continent, à peine sortie alors de la crise de la zone euro et de la crise migratoire de 2015. Ils bénéficiaient aussi d’une nouvelle stratégie de communication de rupture, qui allait faire ses preuves quelques mois plus tard aux États-Unis, avec Trump.
Encore fallait-il concrétiser le résultat du référendum. Durant d’âpres négociations, c’est une sortie radicale de l’Union européenne qui fut choisie. Le 31 janvier 2020, quittait non seulement l’UE, mais aussi l’union douanière. Un choix coûteux, prédisaient la plupart des économistes britanniques. Fadaises , rétorquaient les Brexiters, accusant les élites de conspirer.
Cinq ans plus tard, un bilan est possible, même s’il ...
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