Contre ce "pacte avec le diable", la mobilisation au pied du Bundestag, le Parlement allemand, a été massive : 160.000 personnes selon la police, 250.000 selon les organisateurs.
Le but : "faire le plus de bruit possible pour appeler les partis se disant +démocratiques+ à protéger cette démocratie", a expliqué à l'AFP Anna Schwarz, une manifestante.
La jeune femme de 34 ans, qui dit participer pour la première fois à une manifestation politique, assure qu'"on ne peut plus détourner le regard, c'est trop grave".
La mobilisation est clairement dirigée contre le candidat conservateur à la chancellerie, et favori des sondages, Friedrich Merz, qui a opéré un début de rapprochement spectaculaire cette semaine avec l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), brisant un tabou politique d'après-guerre dans le pays.