Entre son cerveau et ses muscles, « il n’y a pas la Wifi ». Manon Le Noir sort la carte de l’humour pour couper court aux lourdes explications. Elle le manie souvent. Mais ces pirouettes, lâchées dans un sourire éclatant, l’œil rieur, sont un réflexe acquis avec le temps.
« Elle a eu du mal à accepter la maladie, jusqu’à ses 20 ans », retrace son père, André Le Noir. Maladie qui n’a d’ailleurs pas de nom. On la désigne par la liste de ses symptômes : la dyskinésie non kinésigénique paroxystique. Elle provoque des mouvements incontrôlés du corps, des troubles de l’équili...
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