Il n’aura sûrement jamais la réponse qu’il attendait tant. Pierre Philippe, ancien médecin aux urgences de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, se battait depuis plusieurs années afin d’obtenir les résultats du rapport d’autopsie de Jacques Thérin, un joggeur de 26 ans retrouvé mort en 1989, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. Alors en poste à l’époque, il reconnaît immédiatement une forte odeur au moment d’ouvrir la housse renfermant le corps. Une odeur d’algues vertes qu’il soupçonne d’être la cause du décès.
Mais pour l’établir officiellement, les résultats de l’autopsie sont nécessaires. Trente-six ans plus tard, le 23 décembre 2024, Pierre Philippe reçoit un courrier de la part du procureur de la République de Saint-Brieuc qui pourrait clore le chapitre. Une réponse « complexe », mais dont la conclusion est claire : le rapport d’autopsie n’a pas été retrouvé, malgré les recherches effectuées.
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