Joggeur mort sur une plage polluée par les algues vertes : le rapport d’autopsie introuvable

Ouest France - 29/01
Ancien médecin aux urgences de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, Pierre Philippe est devenu une figure de la lutte contre les algues vertes. Un combat passant par la volonté d’obtenir les résultats de l’autopsie d’un joggeur, décédé en 1989 à Saint-Michel-en-Grève. Après une réponse du procureur de Saint-Brieuc, évoquant que le document aurait pu être détruit, il se dit résigné à ne jamais obtenir l’autopsie. Tout en poursuivant son engagement.

Il n’aura sûrement jamais la réponse qu’il attendait tant. Pierre Philippe, ancien médecin aux urgences de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, se battait depuis plusieurs années afin d’obtenir les résultats du rapport d’autopsie de Jacques Thérin, un joggeur de 26 ans retrouvé mort en 1989, sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. Alors en poste à l’époque, il reconnaît immédiatement une forte odeur au moment d’ouvrir la housse renfermant le corps. Une odeur d’algues vertes qu’il soupçonne d’être la cause du décès.

Malgré les recherches, le rapport d’autopsie n’a pas été retrouvé

Mais pour l’établir officiellement, les résultats de l’autopsie sont nécessaires. Trente-six ans plus tard, le 23 décembre 2024, Pierre Philippe reçoit un courrier de la part du procureur de la République de Saint-Brieuc qui pourrait clore le chapitre. Une réponse « complexe », mais dont la conclusion est claire : le rapport d’autopsie n’a pas été retrouvé, malgré les recherches effectuées.

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