Face aux mères parfaites de TikTok, ces femmes se revendiquent « ghettossori »

Charlotte Arce - Huffpost FR - 29/01
Apparue sur le réseau social dans le sillage des « mamans Montessori », cette tendance déculpabilise celles qui n’arrivent pas être des « mères parfaites ».
Des mères se revendiquent « mamans ghettossori » en opposition des mères parfaites de TikTok. Mais leurs méthodes éducatives font parfois l’apologie des violences éducatives ordinaires.
Des mères se revendiquent « mamans ghettossori » en opposition des mères parfaites de TikTok. Mais leurs méthodes éducatives font parfois l’apologie des violences éducatives ordinaires.

ÉDUCATION - Quiconque a mis un pied dans le monde de la parentalité sait que règne entre certaines mères une féroce compétition pour savoir laquelle sera la plus parfaite, ou du moins la « meilleure maman » possible.

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Si ces débats commencent dès la naissance avec les diktats autour des vertus de l’allaitement et du cododo, ils se poursuivent ensuite généralement sur les avantages à adopter l’éducation bienveillante, qui consiste à accueillir en toutes circonstances les émotions et frustrations des tout-petits. Forcément, ces discussions trouvent un relais sur les réseaux sociaux via les comptes d’influenceuses. Sur TikTok, les vidéos de ces mères adeptes de l’éducation positive et de la pédagogie Montessori cumulent des milliers de vues… Sans toujours faire l’unanimité.

Dans les commentaires, nombreuses sont celles qui reprochent à ces chantres de l’éducation bienveillante d’être un peu trop dogmatiques et surtout, très culpabilisantes avec celles qui n’appliqueraient pas les mêmes méthodes. C’est justement en réaction à ces mamans « parfaites » qu’est apparue courant décembre sur TikTok et Instagram la tendance des « mamans ghettossori ».

Déculpabiliser par l’humour

Prenant le contre-pied des « mamans Montessori », qui préparent des petits pots maison et accompagnent leurs bambins dans chacune de leurs « tempêtes émotionnelles », ces mères revendiquent dans leurs vidéos avoir des méthodes d’éducation bien moins irréprochables, ou du moins plus instinctives. Comme Cleo, qui confesse appeler sa fille « meuf » et ne pas bouger le petit doigt quand sa fille s’étale de tout son long par terre dans un lieu public.

« Bien sûr que je dis des gros mots », avoue de son côté Helena, qui propose pourtant sur TikTok un contenu très axé sur la parentalité bienveillante. Pour déculpabiliser celles qui suivent ses vidéo...
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