"Star Academy", "Le Bigdil", "Le Juste Prix" : pourquoi les chaînes de télé ressuscitent-elles d'anciens programmes ? - ici

Flavien Groyer ici - France Bleu - 27/01
Depuis quelques années, certaines chaînes de télévision françaises relancent d'anciennes émissions françaises des années 80, 90 et 2000 qui avaient pourtant disparu. "ici" vous explique pourquoi la "Star Academy", le "Juste Prix" ou même le "Bigdil" ont fait leur retour sur nos écrans.

Une vitrine et des cadeaux à gagner, de jeunes artistes qui apprennent à chanter dans un château, une roue et des expressions à retrouver, un extraterrestre bleu dans son vaisseau : zapper à la télévision en 2024, c'est parfois avoir le sentiment d'être retombé dans les années 80, 1990 ou 2000. Plusieurs chaines de télévision, TF1 et M6 en tête, ont récemment décidé de relancer des programmes phares qui avaient été déprogrammés comme "Le Maillon faible", "Le Juste Prix", "Star Academy", "Le Bigdil" et bientôt "Intervilles" et "La Roue de la Fortune". La nostalgie est-elle devenue une mode à la télé ? Les chaînes sont-elles frileuses à l'idée de créer de nouveaux programmes inédits et jamais vus en France ? Est-ce que ressusciter une émission est toujours une réussite ? "ici" vous explique.

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La nostalgie, une tendance (pas nouvelle) à la télévision

Depuis le retour en grande pompe de Star Academy en 2022, les chaînes de télé ressortent des vieux programmes cultes de cartons. "Les effets de la nostalgie sont très recherchés depuis quelques années, explique Candi Alessandra, directrice d'études et des relations clients chez Glance, auprès du journal  Les Échos. Ces formats permettent d'appuyer sur la corde de rappel des souvenirs en jouant sur des registres légers pour les téléspectateurs", souligne-t-elle. Les directions des chaînes surfent sur une valeur refuge dans une période de crises. "Les sociétés sont une succession de crise, mais il y a quelque chose d'inédit aujourd'hui dans le rapport à la transformation du monde vivant, l'habitabilité de la terre qui est angoissante, mais aussi l'écoanxiété, explique Emmanuelle Fantin, maîtresse de conférences au CELSA, interrogée par "ici". Le futur est beaucoup moins porté par des imaginaires joyeux et positifs. C'est assez sombre. On a d'autant plus plaisir à retourner dans un passé qui nous paraît, par contraste, beaucoup plus simple"...
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