Ce ne sont pas les premiers chercheurs à proposer un concept de vaccin contre la maladie d'Alzheimer. Cette collaboration entre le Royaume-Uni et l'Allemagne espère immuniser contre Alzheimer en injectant une forme libre de la protéine amyloïde, responsable des plaques séniles. Des résultats prometteurs viennent de paraître dans Molecular Psychiatry.
L'idée fait son chemin dans la communauté scientifique depuis quelques années : élaborer un traitement préventif contre la maladie d'Alzheimer. Cibler les protéines tau et β-amyloïde en même temps ou renforcer les défenses immunitaires du cerveau, les scientifiques ont testé plusieurs approches qui ont livré des résultats fondamentaux intéressants, mais qui ne se sont pas encore traduits par une avancée significative pour la prise en charge d'Alzheimer.
Dans Molecular Psychiatry, une équipe composée de chercheurs britanniques et allemands proposent un nouveau candidat pour un potentiel vaccin contre Alzheimer. Testé chez des souris malades, il fournit des résultats prometteurs sur la réduction des plaques amyloïdes, la perte des neurones et de la mémoire. Ici, les chercheurs ne s'attaquent pas aux plaques séniles déjà formées, mais à la forme soluble des protéines qui les composent. Plus précisément les formes non-tronquées de la protéine β-amyloïde β1-14.
À son extrémité, elle porte une structure particulière en épingle à cheveux qui est la cible d'un anticorps découvert avant ces expériences. Grâce à la cristallographie, les chercheurs ont observé que l'anticorps en question, TAP01, se fixe sur cette épingle à cheveux.
Les scientifiques ont voulu savoir si la structure en épingle à cheveux de la protéine était capable d'engendrer une répo...
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