La plus grande série Apple TV+ est de retour après trois ans de silence radio. Entre doutes, critique du capitalisme et débat sur l’inné et l’acquis, le showrunner Dan Erickson lève le voile sur la saison 2 de Severance. Entretien garanti sans divulgâchis.
Dans un sous-sol nommé « severed floor » (« étage coupé »), quatre employés de Lumon Industries, une firme spécialisée dans la biotechnologie, effectuent une tâche absurde : trier des chiffres sur un écran obsolète. Grâce à une puce cérébrale qu’ils se sont fait volontairement implanter, ils oublient tout du monde extérieur dès qu'ils arrivent au travail, et vice-versa. Ce procédé, appelé « severance », divise leur conscience en deux : l’« outie », dédié à la vie personnelle, et l’« innie », limité aux intrigues et conflits de bureau.
Fascinant thriller fantastico-comique au croisement de Brazil, Lost, The Office, Truman Show, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et La Quatrième dimension, la saison 1 de Severance se terminait sur un retournement de situation qui rebattait toutes les cartes. Avec la promesse de donner aux innies et aux outies un but commun dans l’enrayement des agissements de la mystérieuse entreprise qui les emploie (on n’en dira pas plus pour épargner ceux qui prennent le train en marche).
Après une absence de trois ans qui lui a donné le temps de développer son statut d’objet culte auprès d’un plus large public, Severance confirme avec sa saison 2 que l’interminable attente n’a pas été vaine. Moins axés sur la comédie de bureau, ces dix nouveaux épisodes se recentrent sur l’étude des doubles personnalités de ses protagonistes et étoffen...
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