Pourquoi a-t-on plus de chances de mourir en hiver ?

National Geographic - 23/01
Les hivers rigoureux peuvent mettre le corps à rude épreuve, mais l’on observe également une surmortalité hivernale dans des régions où les hivers sont doux. 

C’est un fait curieux que l’hiver, en dépit des clochettes et de la Saint-Valentin, soit la saison la plus meurtrière. Un nombre bien plus considérable de personnes meurent durant cette saison que durant le reste de l’année, un phénomène mondial mystérieux que l’on a appelé « surmortalité hivernale ».

Par exemple, lors de l’hiver 2021-2022, plus de 13 000 personnes supplémentaires sont mortes au Royaume-Uni par rapport à la moyenne des autres saisons. Et selon des données des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), aux États-Unis, de 2011 à 2016, 8 à 12 % de personnes en plus sont mortes lors des mois d’hivers que lors des autres saisons. « On observe ce cycle annuel de mortalité partout », révèle Patrick Kinney, professeur de santé publique à l’Université de Boston. Cette tendance a été constatée dans les deux hémisphères, y compris dans des régions où les hivers sont doux. Ceux d’entre nous qui habitent l’hémisphère nord doivent actuellement composer avec des journées brèves et des nuits longues susceptibles de nous inspirer la question suivante : qu’est-ce qui, au juste, fait de l’hiver une saison si mortelle ?

Voilà des questions que les scientifiques se posent depuis des décennies sans pour autant avoir réussi à mettre le doigt sur une réponse définitive. Cette réponse a son importance, car ces décès sont peut-être évitables en mettant en place des mesures gouvernementales adéquat...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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