Elle reprendra dans cinq minutes environ
L'audience est suspendue
Elle reprendra dans cinq minutes environ
La présidente de la Cour lit plusieurs expertises réalisées
Elle lit le rapport d'un expert psychiatre : « Elle a tendance à se contredire sans forcément s'en rendre compte. Pour le moment, il existe une grande dangerosité psychiatrique. Son état n'est pas compatible avec la détention provisoire. »
Puis celui d'un autre : « Elle a des hallucinations depuis quinze ans qui se manifestent par des voix d'homme. [...] Le sujet rapporte une amnésie, les faits reviennent lors de cauchemars. [...] Malgré les troubles, le sujet a pu construire une vie affective normale. [...] Le rapport au réel est préservé. Les actes commis sont en lien avec avec le trouble dissiociatif. [...] Il existe un risque de passage à l'acte hétéro agressif. En l'absence de soins psychiatriques, il existe un risque majeur d'aggravation du sujet. Son état n'est pas compatible avec la détention provisoire, il nécéssite la main levée de cette mesure. »
Une relation « très privilégiée » avec son père plus jeune
Après les questions de la présidente de la Cour, les avocats de l’accusée prennent la parole.
Me Le Reste interroge l’accusée sur sa relation « très privilégiée » avec son père pendant sa jeunesse.
Un casier judiciaire vide
La présidente de la Cour évoque les antécédents judiciaires de l'accusée. Son casier est vide.
Elle avait été entendue pour « filouterie de carburants ». « J'avais pas d'argent et j'ai fait le plein d'essence. Je suis partie avant de revenir pour payer. »
Hospitalisée pour dépression