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Bertrand Blier, le flibustier du cinéma français est mort
Jean-Luc Wachthausen - LePoint -
21/01
Imprévisible, iconoclaste, féroce, il conquit ses titres de gloire avec son acteur fétiche, Gérard Depardieu, et des films chocs. Il vient de mourir à l’âge de 85 ans.
On pourrait résumer le personnage ainsi : un style imagé, pétaradant, rapide comme un uppercut du gauche, une verve qui déborde de toutes parts, des répliques au rasoir et des situations dingues où les hommes en prennent pour leur grade. Il y a bientôt cinquante ans, Bertrand Blier, qui vient de nous quitter à l'âge de 85 ans, fit une entrée fracassante dans le cinéma avec Les Valseuses, inaugurant bien avant l'heure le non politiquement correct. Le film tourne au scandale mais plaît : 6 millions de spectateurs en salle.
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Soit la cavale de deux marginaux, Jean Claude (Gérard Depardieu) et Pierrot (Patrick Dewaere) qui « s'emmerdent et font les cons ». Les voici embarqués avec une shampouineuse (Miou-Miou) dans un festival de fous rires, de paillardise, de révolte aussi. Le tout sur la musique douce du violoniste de jazz Stéphane Grappelli.
À LIRE AUSSI Miou-Miou : « Je ne renonce pas au plaisir ! » Bertrand Blier l'avoue lui-même : « Il fallait être un peu abruti pour écrire une histoire pareille », qu'il publie d'abord sous la forme d'un roman (réédité chez Seghers) avant de l'adapter au cinéma. Dans sa préface, le critique de cinéma Éric Neuhoff écrit : « L'ensemble pétarade. C'est un mélange de brutal et de raffiné. Le style claque des doigts. L'encre bouillonne. Une verve communicative éclaire ces pages. » Tout est dit.
D'autres livres, tout aussi détonants et déconnants, suivront : Beau-père (1981), Les Côtelettes (1997) Existe en blanc (1998), Désolé pour la moquette (2010) et Pensées, répliques et anecdotes (2001).
Un fils de, pas un fils à papa
Comment devient-on cinéaste apr... [Courte citation de 8% de l'article original]
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