Juliette Armanet, sur un air disco

Anne-Sophie Jahn - LePoint - 16/11
Rien ne destinait cette journaliste à devenir une vedette de la chanson… Retour sur un parcours unique et zoom sur son nouvel album, très dansant.

C’est une pièce surplombant le canal de l’Ourcq, avec un lit, une petite table pour jouer à la dînette et un inquiétant mannequin de plastique couvert d’une burqa de satin violet, brillant dans le soleil d’hiver. Imperturbable parmi ces étranges objets, Juliette Armanet nous attend, trempant ses lèvres dans un verre d’eau aussi pétillante que son regard. Cette déco est kitch, dites-vous ? C’est peut-être l’effet Armanet : il libère notre surmoi de l’obsession du bon goût et nous autorise la mièvrerie, le cliché, le mot sucré qui colle à la peau (tiens, on recommence). « Orage interdit / Y’a comme un pin’s de nostalgie / Planté tout droit dans ma poitrine / Oh, y’a pas un cachet d’aspirine ? », susurre-t-elle dans « Manque d’amour », le premier de ses singles à nous avoir séduit. « Solo dans ma peau, sur la plage / J’me la joue mélo, je drague les nuages...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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