Israël traite les otages en s'appuyant sur les leçons des survivants de la Shoah

Jerusalem Post - 19/01
Israël attend avec impatience le retour des otages détenus par le Hamas alors que les préparatifs sont déjà en cours pour les soins psychologiques approfondis dont ils auront besoin.

Dans quelques heures seulement, les trois premiers otages rentreront en Israël dimanche et seront transférés à « l'aile des rapatriés » de l'hôpital. Là, ils retrouveront leurs familles et entameront un processus prolongé d'évaluations médicales, de rétablissement et de réadaptation, étroitement accompagné d'un soutien psychologique.

« Un traumatisme laisse de profondes cicatrices »

Le Dr Einat Yehene, neuropsychologue clinicienne et psychologue en réadaptation qui dirige l'équipe de réadaptation du siège des familles d'otages, a soutenu de nombreuses familles au cours de l'année écoulée.

« Ces otages proviennent d'une réalité de violence extrême, de peur constante et de conditions désastreuses : exposition à des scènes de violence, privation de nourriture, privation de sommeil et menaces », a expliqué Yehene.

« Ces circonstances laissent des empreintes importantes sur l’esprit et le cerveau. Ces expériences, combinées à la perte de contrôle et d’identité, entraînent des symptômes graves tels qu’une paralysie psychomotrice, une désorientation dans le temps et dans l’espace et de graves effets physiologiques. Les otages sont susceptibles d’être confrontés à des problèmes neurologiques et cognitifs, notamment des troubles de la mémoire et une incapacité à relier leurs expériences en captivité à leur nouvelle réalité. Le processus de réadaptation sera long et complexe, s’étendant bien au-delà des premiers jours suivant la libération. Cela nécessitera un traitement systémique complet, comprenant une réadaptation motrice et cognitive ainsi qu'un soutien émotionnel prolongé.

LUIS HAR (à l'extrême gauche) et Fernando Marman (au centre), deux otages sauvés lors d'une opération des forces spéciales à Rafah, Gaza, tôt lundi matin, retrouvent leurs proches plus tard dans la journée au centre médical Sheba à Tel Hashomer. (crédit : Tsahal/Reuters)Les premiers jours critiques : créer un sentiment de sécurité

« Les premiers jours sont critiques », souligne Yehene. « L’accent est mis sur la création d’un environnement sûr et n...
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