Dix scènes cultes de David Lynch

Première - 18/01
Voyage dans la filmographie de David Lynch en dix moments clés, qui ont contribué à définir l’adjectif lynchien – un mélange d’étrangeté, d’angoisse, de glamour, de violence et d’humour noir, comme le café.

Voyage dans la filmographie de David Lynch en dix moments clés, qui ont contribué à définir l’adjectif lynchien – un mélange d’étrangeté, d’angoisse, de glamour, de violence et d’humour noir, comme le café.

Le bébé d’Eraserhead (1977)

Premier long, première claque ! Le film de fin d'études de David Lynch, aussi expérimental et fauché que fascinant, préfigure déjà les mystérieuses ambiances de Twin Peaks ou de Mulholland Drive, avec ses scènes en noir et blanc qui semblent tout droit tirées des rêves du futur cinéaste. Ou de ses cauchemars ? Aussi perdus que son protagoniste incarné par Jack Nance, on ne peut détourner le regard de cette "femme du radiateur", étrangement sexualisée, ni de ce bébé hurleur. Dérangeant et en même temps si fragile qu'on voudrait le protéger. Vous avez bizarre ? Non, lynchien.

"I am not an animal, I am a human being" dans Elephant Man (1980) Lynch est un cinéaste-musicien. Par la force combinée du montage et du mixage, il savait créer des mouvements opératiques. La séquence dans la gare d’Elephant Man est exemplaire. A la musique symphonique en pleine acmé stridente se superposent la sonnerie de la locomotive, le souffle de la fumée qu’elle libère de ses entrailles, le cri effrayé d’une enfant, le murmure sournois de la foule… Tout ce brouhaha s’élève jusqu’à s’arrêter net et laisser entendre dans un silence solenne...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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