Aujourd'hui en France, tous les hommes âgés de 18 à 45 ans et en bonne santé peuvent donner leur sperme en vue de permettre à un couple ou à une femme seule de procréer. Mais les donneurs restent rares: l'Agence de la biomédecine n'en recense que 317 pour l'année 2019 [en comparaison, 836 femmes ont donné leurs ovocytes au cours de cette même année, ndlr].
Même si 20 à 30% des donneurs potentiels ne sont pas retenus pour des raisons médicales et que certains ne poursuivent pas le processus de don jusqu'au bout, ces chiffres apparaissent comme extrêmement faibles au vu des demandes (2.017 demandes reçues en 2019), demandes qui vont inexorablement augmenter avec l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.
Pourquoi y a-t-il si peu de dons alors que la procédure est physiquement autrement moins éprouvante qu'un don de sang, de moelle osseuse ou d'un rein... et même qu'un don d'ovocytes par une femme, qui suppose traitements hormonaux et intervention chirurgicale?
Pour certains, la réponse est assez simple. Parfois, ils ne savent tout bonnement pas...
[Courte citation de 8% de l'article original]