La détermination de certaines caractéristiques de la banquise de l'océan global d'Encelade, grâce aux mesures gravimétriques de la sonde Cassini, a permis de préciser un modèle de cet océan. Les calculs effectués avec ce modèle suggèrent alors l'existence de courants un peu analogues à ceux connus sur Terre dans le cadre de la circulation thermohaline océanique, ou plus largement dans ce que l'on appelle la circulation méridienne de retournement.
Vous aimez nos Actualités ?Inscrivez-vous à la lettre d'information La quotidienne pour recevoir nos toutes dernières Actualités une fois par jour.Avant la découverte de l'océan global d'Encelade, et si l'on excepte Mars, les meilleures chances de trouver des traces de formes de vie ailleurs que sur Terre se trouvaient certainement à la surface d'Europe, la lune glacée de Jupiter. Mais aujourd'hui, on peut se poser des questions car contrairement à Europe, Encelade se trouve dans une région de la magnétosphère de Saturne qui est nettement moins délétère pour l'électronique d'une sonde que dans le cas de Jupiter, si l'on prend en compte les particules chargées qui y circulent. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que l'on n'a fait qu'un petit nombre de passages rapprochés d'Europe et qu'il serait une mauvaise idée, sans un durcissement de l'électronique pour résister aux radiations cosmiques, de se mettre en orbite autour d'Europe.
Certes, Europe semble bel et bien posséder des geysers qu'une sonde peut traverser pour en déterminer la composition. En outre, comme le proposait le regretté Freeman Dyson, il suffirait peut-être de partir à la chasse de blocs de la banquise d’Europe éjectés par de gros impacts de météorites, et en orbite rapprochée, pour espérer toucher le jackpot de l'exobiologie. Toutefois, Encelade possède aussi des geysers et comme son environnement est moins dangereux, la stratégie de recherche de Freeman Dyson serait sans aucun doute plus facile à...
[Courte citation de 8% de l'article original]