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La juge Aileen Cannon a consacré les dernières semaines à faire en sorte que le rapport en deux volumes du procureur spécial Jack Smith sur les activités criminelles de Donald Trump ne voie pas le jour. Malgré tous les efforts de Cannon, le premier volume du rapport de Smith a été publié mardi matin juste après minuit, une semaine à peine avant l’investiture de Trump. Le procureur général Merrick Garland a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de rendre public le deuxième volume – qui concerne la possession illégale de documents classifiés, les violations de la loi sur l'espionnage et l'entrave à la justice – au grand public pour le moment en raison de l'affaire pénale en cours contre deux des coaccusés de Trump. Il souhaite fournir ce deuxième volume au Congrès, mais l’injonction actuelle de Cannon lui interdit de le faire. Cette injonction, ainsi que ses autres décisions sur cette question, étaient et restent contraires à la loi, contournant sans effort un manque flagrant de compétence et d'autres préoccupations constitutionnelles urgentes concernant la portée de son autorité revendiquée. Il est difficile de décrire pleinement l’ampleur de cette anarchie.
Il serait facile de dire que la conduite de Cannon au cours des deux dernières semaines n'a pas été différente de sa conduite depuis qu'elle a découvert l'affaire Mar-a-Lago pour la première fois en 2022 : dès le début, elle s'est conduite d'une manière qui transcendait les jugements partiaux et voire même la partisanerie politique, allant jusqu'au niveau d'ingérence active dans l'administration de la justice. Ses premières interventions dans l’affaire ont été si flagrantes qu’elle a été prise à partie à deux reprises par les juges très conservateurs de la 11e Cou...
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