Après 64 jours, 19 heures, 22 minutes et 49 secondes de course et d'efforts, au bout d'un tour du monde bouclé à un rythme effréné, Charlie Dalin a enfin pris son temps. Le temps de retrouver les siens et d'apprécier ces quelques heures d'intimité avec ses proches sur son Macif au mouillage à l'entrée du chenal, en attendant la marée montante.
Le temps d'apprécier cet accueil formidable populaire le long du chenal plus de cinq heures plus tard, de savourer son succès, de voir cette frustration qu'il portait sur ses épaules depuis quatre ans s'envoler dans ce beau ciel bleu des Sables-d'Olonne.
Le temps de sautiller sur les paroles de La terre est ronde d'Orelsan qui, comme lui, a longtemps tourné en boucle - mais pas autour du monde - entre l'arrivée au ponton de Macif et la montée sur le podium de son skippeur devenu légende. Et pris le temps, enfin, de serrer très fort et de soulever très haut ce trophée qu'il n'avait pu q...
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