À l’île des Pins, les professionnels du tourisme redoutent une "année 2025 pire que 2024"

Les nouvelles Caledoniennes - 13/01
Alors que les acteurs du tourisme s’apprêtaient à réaliser une très bonne année 2024, les exactions ont mis un coup d’arrêt brutal à la filière sur l’île des Pins, où les touristes reviennent au compte-goutte. Une reprise "confidentielle" en cette période de vacances où la plupart des structures affichent complet habituellement. Alors que les transports en commun accumulent les incidents techniques, que les programmes de vols ont été nettement revus à la baisse et que les visiteurs étrangers ne sont pas encore au rendez-vous, les professionnels du secteur craignent "le pire" pour 2025. Reportage.

Il plane comme un air de basse saison en pleine période de vacances estivales sur l’île des Pins. Plages, restaurants, gîtes et hôtels… Les visiteurs se font encore rares à Kunié. "Nous sommes mi-janvier, ce qui correspond au pic annuel de fréquentation. Habituellement, tout est complet, mais là, j’enregistre moins de 50 % d’occupation. En temps normal, j’ai six mois de réservation à l’avance. Là, c’est au jour le jour", se désole Nicolas Zerathe, le directeur de Nataiwatch. Ce gîte et camping emblématique de la baie de Kanuméra, qui affiche "un taux de remplissage à l’année de plus de 90 %" (hors période de crise), est un "thermomètre" de l’activité touristique sur l’île. Sauf que depuis plusieurs mois, le mercure, tombé à zéro aux lendemains des émeutes, peine toujours à redécoller. "La reprise reste confidentielle, y compris dans la ...
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