Le futur président américain considère l’Allemagne comme un « canard boiteux ». Après son entrée en fonction, il exercera probablement une pression encore plus agressive sur le gouvernement fédéral, y compris auprès de ses hauts fonctionnaires.
Lorsque Donald Trump pense à l’Allemagne, « il voit un pays de plus en plus dysfonctionnel ». Cette description qui donne à réfléchir vient de Ken Weinstein, ancien principal conseiller de Trump et président émérite du groupe de réflexion conservateur de Washington, l'Hudson Institute.
Weinstein est certain que l'ingérence de l'entourage de Trump dans la politique fédérale allemande - en particulier celle d'Elon Musk - est "plus que de la rhétorique". L’Allemagne est aux prises avec des « crises massives » politiquement et économiquement et est donc particulièrement vulnérable aux critiques des États-Unis. Après l’investiture de Trump le 20 janvier, la pression sur l’Allemagne va probablement s’accentuer.
Les premières auditions des membres nommés du cabinet, dont beaucoup sont des critiques avérés du multilatéralisme et des intérêts transatlantiques, débuteront mardi au Congrès américain. Nouvelles têtes, nouvelle direction, nouveaux tons - surtout pour l'Allemagne, le changement imminent de gouvernement aux États-Unis signifie : les choses deviennent sérieuses.
Le fait que Trump ne recule pas devant la confrontation et la provoque sans nécessité a déjà été démontré ces dernières semaines. Il a renouvelé ses menaces de tarifs douaniers punitifs contre l'UE, ce qui affecterait particulièrement l'Allemagne en tant que pays exportateur. Le vice-chancelier Robert Habeck (Verts) a jugé « irréaliste » sa demande selon laquelle les membres de l'OTAN devraient consacrer cinq pour cent de leur produit intérieur brut à l'armement.
L’aide militaire américaine à l’Ukraine pourrait se tarir sous Trump. E...
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