Ce n’est un secret pour personne que les Juifs israéliens sont souvent profondément divisés selon des critères laïques et religieux. Il y a peu ou pas de contacts entre les hilonim (laïcs) et les haredim (ultra-orthodoxes), et les sentiments négatifs entre les deux groupes ne font que croître face à l’intransigeance des ultra-orthodoxes concernant le service militaire, malgré notre guerre actuelle sur plusieurs fronts.
Selon le récent Israel Society Index du Jewish People Policy Institute, une grande majorité de Juifs israéliens laïcs, qui représentent 45 % de la population juive de l’État, réaffirment leur identité juive en raison de la guerre entre Israël et le Hamas.
Pourtant, l’enquête a révélé que « près de la moitié de tous les Juifs israéliens laïcs et les deux tiers de ceux qui s’identifient comme totalement laïcs déclarent se sentir encore plus éloignés des Israéliens ultra-orthodoxes après les événements traumatisants du 7 octobre et leurs conséquences ».
La Fondation Be A Mensch (BAM) œuvre depuis 11 ans pour promouvoir la tolérance entre Juifs aux valeurs et modes de vie extrêmement différents.
BAM fournit des animateurs formés pour mener des dialogues, éduquant activement chaque partie sur « l’autre », changeant les attitudes, dissolvant la haine et favorisant la compréhension mutuelle – ce qui n’est pas la même chose qu’un accord et n’est pas obligatoire.
Étudiants de l’UNIVERSITÉ HÉBREUE lors d’une réunion du BAM. (crédit : avec l'aimable autorisation de la Fondation Be A Mensch)Le médecin Moshe Kaplan, un psychoimmunologue qui a quitté San Francisco pour s'installer en Israël en 1986, a créé la fondation après avoir constaté les luttes intestines entre juifs religieux et non religieux. Il a estimé que des dialogues facilités pourraient aider.
Jusqu'à présent, environ 50 000 personnes ont été impliquées. Aujourd’hui, dit Kaplan, cette approche a plus de potentiel et...
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