Ces derniers temps, évoquer le nom d’Haruki Murakami revenait à convoquer irrémédiablement une forme de nostalgie, comme si on faisait référence à une glorieuse figure du passé. Chaque année, on se lamentait d’une énième désillusion au Nobel de littérature, consécration souvent attribuée à des plumes légendaires, au crépuscule de leur carrière. Du côté des parutions, on se contentait de quelques recueils de nouvelles, Des hommes sans femmes (2017) ou Première personne du singulier (2022), des textes savoureux mais qui sonnaient comme des diversions, dans l’espoir peut-être de voir surgir un nouvel opus magnum à la hauteur d...
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