"Nous sommes condamnés à ne pas montrer nos sentiments"

MSN - 11/01
Une guerre destructrice d’un côté, une vie nocturne animée de l’autre : le Liban est un pays plein de contradictions. L’ancienne présentatrice de « Tagesthemen », Aline Abboud, souhaite proposer un autre regard sur l’histoire du pays dans un livre sur sa résidence secondaire.

Aline Abboud

"Nous sommes condamnés à ne pas montrer nos sentiments"

Une guerre destructrice d’un côté, une vie nocturne animée de l’autre : le Liban est un pays plein de contradictions. L’ancienne présentatrice de « Tagesthemen », Aline Abboud, souhaite proposer un autre regard sur l’histoire du pays dans un livre sur sa résidence secondaire.

Madame Abboud, au dos de la couverture, vous pouvez vous voir de côté en train de regarder le Liban. Quel genre de pays regardez-vous ?

Je regarde un pays qui a eu un immense impact sur moi en tant qu'enfant, adolescent et en tant que personne que je suis aujourd'hui. Le Liban est un pays déchiré par la guerre et les crises, mais qui, malgré tout, n’a pas perdu son caractère joyeux. Cet amour de la vie est quelque chose que j’admire beaucoup car il me manque parfois dans d’autres pays, notamment en Allemagne.

Voulez-vous aussi parler de la « résilience libanaise » dont vous parlez dans votre livre ? Ces dernières années, vous avez dû rendre compte presque quotidiennement d’événements mauvais ou difficiles. Quelle est la force de cette résilience en vous ?

J'en porte une partie en moi. Dans mon métier de journaliste et présentateur, je dois avoir une certaine résilience qui fait partie du professionnalisme. Nous sommes condamnés à ne pas montrer nos sentiments – du moins c'est ce à quoi s'attendent les téléspectateurs. Lorsque la catastrophe de l’explosion s’est produite à Beyrouth le 4 août 2020, cela a été très difficile pour moi. ...
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