Dans les années 2000, rouler en 6-cylindres essence n’est encore pas réservé à une élite capable de payer des malus délirants. Bmw a fait ses choux gras de ce type de moteur notamment en dotant sa Série 3, ce qui lui a garanti un succès pérenne. Jusqu'à la génération E90, qui reste l’épouvantail de la catégorie.
A cette époque, Lexus a encore BMW en ligne de mire. Loin de tout miser sur l’hybride, il propose sur son IS de deuxième génération une version 250 qui attaque frontalement la 325i : elle aussi est une propulsion et elle aussi a droit à un 6-cylindres 2,5 l de plus de 200 ch. Mais entre l’allemande et la japonaise, laquelle constitue la meilleure affaire ?
Présentation : le choix de la continuité
BMW n'a pas pris de risques avec la Série 3 E90, ici en 2005, éloignée des audaces d'une Série 5 E60 par exemple.Chez BMW, on ne plaisante pas avec la Série 3. C’est dans les années 90-2000 son modèle le plus vendu, alors pas question d’une quelconque excentricité esthétique. Si les Série 7 E65 et 5 E60 ont pu déconcerter les fans de la marque par leur allure, la Série 3 E90, révélée en mars 2005, les rassure. Les designers dirigés par Chris Bangle, en particulier le japonais Jogi Nagashima, auteur du style extérieur, ont créé une ligne consensuelle respectant tous les codes de la marque, sans outrance.