« Ces réseaux présentent désormais un risque systémique pour les démocraties, il faut en sortir collectivement », dit sans ambage le mathématicien, chercheur au CNRS et spécialiste des réseaux social, David Chavalarias (1), dans le grand entretien qu’il a accordé à Ouest-France. Il fait partie des créateurs de l’initiative HelloQuitteX, qui invite les utilisateurs à quitter X et les accompagne techniquement pour récupérer et transférer leurs données vers un autre réseau social. « On est face à un problème de convention sociale : tout le monde est sur X… parce que tout le monde est sur X, ajoute-t-il. À l’heure où X est instrumentalisé jusque dans l’algorithme par Elon Musk à des fins politiques. Il est temps de changer de convention. »
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Il pointe également la responsabilité des acteurs politiques, qui détiennent la clé, « car les médias restent parce que les politiques y font des déclarations » . David Chavalarias réagit aussi aux récentes annonces de Mark Zuckerberg, qui veut changer les règles de Facebook et explique ce qui a changé sur les réseaux sociaux et pourquoi ils constituent un danger.
Entre autres annonces,Mark Zuckerberg, le PDG du groupe Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) a annoncé mardi la fin de son programme de fact-checking (vérification des informations) aux États-Unis, prétextant vouloir donner « la priorité à la liberté d’expression ». Pourquoi est-ce un coup de tonnerre ?
Comme le rappelle l’historien américain Timothy Snyder, la plus grande partie du pouvoir de l’autoritarisme est donnée librement. Avant même que Donald Trump soit investi, des individus réfléchissent à l’avance à ce que celui qui dit admirer la loyauté des généraux de Hitler voudra, puis ils le lui offrent sans qu’on le leur demande. En s’adaptant de cette manière, des hommes d’affaires comme Mark Zucke...
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