Une photo de Yossi en vacances en famille à Chypre ne ferait normalement pas sourciller. Mais pour le Hamas et d’autres groupes terroristes, il sert de localisateur et d’arme de guerre potentielle. Dans le monde d’aujourd’hui, où les images publiées sur les réseaux sociaux peuvent être consultées et analysées par toute personne disposant d’une connexion Internet, les conséquences du partage des détails de leur service par les soldats sont profondes.
Les armées du monde entier, y compris les Forces de défense israéliennes (FDI) et les forces armées américaines, ont commencé à faire face aux nouveaux défis de sécurité posés par une seule photo ou un message apparemment inoffensif.
Malgré les réglementations strictes mises en œuvre par les militaires, de nombreux soldats partagent les détails de leur service, surtout à l’ère de l’information instantanée et des médias sociaux. Ce droit de se vanter met en danger non seulement la sécurité du soldat qui publie des images, mais également celle de ses camarades et de leurs familles.
Ces empreintes numériques, allant d’un soldat prenant des selfies en uniforme aux instantanés postés sur le terrain, peuvent tomber entre les mains d’adversaires. Les implications ne se limitent pas au danger physique immédiat mais s’étendent à la vulnérabilité juridique, comme le montre l’expérience des responsables israéliens accusés de crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). Dans ce climat,
Les membres du Hamas ou d’autres groupes hostiles peuvent tirer parti des renseignements de source ouverte pour identifier les soldats et éventuellement les faire arrêter s’ils voyagent à l’étranger.
Médias sociaux et concept numérique en ligne, homme utilisant un téléphone intelligent. (crédit : SHUTTERSTOCK)Israël a personnellement ressenti les conséquences de ces tactiques. Des exemples récents démontrent comment le partage d’images et de publications en ligne peut exposer les soldats à des risques importants, notamment des risques juridiques et du harcèlement personnel.
La Fondation Hind Rajab a suivi d’anciens soldats de Tsahal via les réseaux sociaux pour soutenir des plaintes juridiques dans des pays comme l’Argentine, le Chili, le Brésil et la Thaïlande, les accusant de crimes de guerre pendant la guerre de Gaza. Par exemp...
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